Naissance : 2 mois de congé supplémentaire possibles

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Au 1er juillet, le congé de naissance pour les jeunes parents s’ajoute au congé de maternité, de paternité ou d’adoption, pour un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026.

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit visant à mieux accompagner les familles en favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois et renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. Des études démontrent que la présence du 2e parent à la naissance est favorable à la santé et au développement de l’enfant, la santé de la mère (lutte conte la fatigue, le baby blues…) et à l’attachement réciproque parents-enfants.   

Modalités

Le nouveau congé de naissance est un congé supplémentaire accessible à chaque parent d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026, ou dont la date de naissance était prévue à cette date.

Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. il devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant sous la forme d’un mois, de deux mois ou de deux périodes d’un mois non consécutives.

La rémunération sera de  :

  • 70 % du salaire net le premier mois,
  • 60 % le second mois.

Ce nouveau congé n’a donc pas vocation à se substituer au congé parental d’éducation : les parents conservent la possibilité de recourir à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), versée par la CAF, qui compense partiellement la perte de revenus pendant un congé parental.

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Limitations

En revanche, l’indemnisation du congé supplémentaire de naissance ne pourra pas être cumulée avec certaines prestations ou revenus de remplacement. Elle ne pourra ainsi pas être versée en même temps que :

  • le complément de libre choix du mode de garde (CMG) au titre du même enfant ;
  • la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE);
  • l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) ;
  • l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) ;
  • les indemnités journalières de maladie ;
  • les indemnités journalières de maternité, de paternité ou d’adoption ;
  • les indemnités journalières versées au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ;
  • les allocations chômage.

Démarche

Les parents salariés devront simplement en informer leur employeur (manager, PDP ou CRE) dans un délai de 1 mois avant la date de début de congé souhaitée. Le mieux ést d’en parler à son manager pour optimiser le congé et le retour dans  le service. Il faudra préciser la durée, 1 ou 2 mois, et s’il est fractionné ou pris en une seule fois. C’est ensuite l’employeur qui fera la transmission auprès de la caisse primaire d’assurance maladie en charge de l’indemnisation. Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie. 

À noter : le délai de prévenance de 1 mois est réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance prend la suite immédiate du congé de paternité et d’accueil ou d’adoption.

La Cfdt salue cette avancée sociale, qui donne davantage de temps aux parents et favorise l'égalité parentale. Cela ne suffira vraisemblablement pas à inverser la baisse de la natalité. Le soutien à la parentalité nécessite une politique familiale globale intégrant les prestations familiales, le coût du logement, l'accès aux modes de garde, la stabilité de l'emploi et des revenus.

Chris Boyer, élu CSE Clermont t CSE Central

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