Mutuelle Michelin : une protection sociale en danger impose des décisions courageuses
L’assemblée générale de la Mutuelle Michelin ce 13 octobre 2026 a permis d'adopter des mesures importantes pour assurer la pérennité de notre Mutuelle, dans un contexte d'augmentation majeure de ses charges.
Au vieillissement de la population, à l’inflation et à la revalorisation des soins dans la majorité des secteurs , l’assurance maladie ajoute aux Mutuelles de plus en plus de transferts de charge: baisses des remboursements en pharmacie, des prestations hospitalières et bien d’autres encore… Pire, le gouvernement a imposé aux Mutuelles une taxe exceptionnelle en 2026, qui sera reconduite en 2027.
Dans ces conditions, la Mutuelle Michelin affiche des résultats déficitaires sur la majorité de ses garanties.
Les délégués que vous avez élus, en pleine connaissance des états financiers, du contexte législatif et des obligations légales, ont la responsabilité d’assurer l’équilibre de la Mutuelle, de préserver ses réserves financières. Tout en continuant à offrir des services de qualité à ses adhérents dans les années à venir.
Des impacts sur les contrats individuels, pas sur les salariés Michelin
Nous avons donc du adopter lors de l’Assemblée Générale une augmentation de 6% des cotisations des garanties des contrats individuels (retraités) ainsi qu’un moindre remboursements de certains médicaments . Aucun changement par contre sur le contrat collectif (salariés).
Cette augmentation volontairement limitée ne permettra cependant qu’un maintien du déficit à un niveau compensable par les plus-values générées par les réserves investies. Autrement dit les comptes ne seront ne seront équilibrées que par des revenus financiers complémentaires, et non pas en puisant dans les réserves elles-mêmes. L’incertitude des prochaines mesures à venir nous oblige en effet à la prudence dans l’utilisation des réserves.
Nous sommes parfaitement conscients que la situation est éprouvante pour les porte-monnaies de nos retraités. La crainte de voir nos adhérents devoir choisir entre se soigner et subvenir à leurs autres besoins essentiels est bien au cœur de nos préoccupations. Mais peut-on se prétendre syndicaliste, ou encore mutualiste sans prendre aucune décision, en conscience des enjeux à venir ?
