Agricole : les salariés ont fait leur part, l’entreprise doit maintenant prendre la sienne.

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Après une première partie de l’année pendant laquelle il avait été demandé aux salariés de Troyes de travailler plus, ils vont maintenant gagner moins avec une période de chômage partiel annoncée.

Depuis le retour des congés estivaux, la situation s’est détériorée sur le site de Troyes, avec une première baisse de volume à produire. En ce mois d’octobre, une nouvelle diminution de l’activité, encore plus importante, a été annoncée. Cette dégradation conduit désormais la direction à envisager le recours à l’activité partielle. Plus inquiétant encore, aucune perspective favorable ne se dessine pour 2027. La première monte continue de creuser un trou qui semble sans fond et le remplacement continue de baisser malgré un marché stabilisé.

De gros efforts en début d'année

Le premier semestre avait pourtant été marqué par une forte activité. Pour répondre aux besoins du client, les salariés se sont pleinement mobilisés. Des journées habituellement non travaillées, notamment des jours fériés, ont été réalisées afin de tenir les engagements de production et d’assurer le niveau de service attendu. Les équipes ont démontré leur professionnalisme, leur disponibilité et leur sens des responsabilités.

Des collègues de l’usine serbe de Pirot ont même été appelés en renfort : certains sont arrivés en début de semaine et sont en formation, d’autres devraient arriver dans les semaines à venir. Seront-ils d’ailleurs vraiment occupés ?

Un impact important pour les salariés

Face à cette situation, la Cfdt rappelle que les salariés ne doivent pas être les seuls à supporter les conséquences des variations de charge. Après les efforts consentis au cours du premier semestre, il est légitime que l’entreprise prenne aujourd’hui ses responsabilités.

La loi prévoit une indemnisation minimale correspondant à 60 % du salaire brut dans le cadre de l’activité partielle. Pour la Cfdt, ce minimum légal ne peut constituer une réponse satisfaisante au regard des efforts fournis par les salariés ces derniers mois. Les discussions à venir avec la direction devront permettre de négocier les meilleures conditions possibles afin de préserver au maximum le pouvoir d’achat des salariés concernés.

 

L'avenir en question

Au-delà de l’impact immédiat sur les rémunérations, cette succession d’annonces génère de l’inquiétude et de l’anxiété parmi les salariés. Après une première baisse de volume au retour des congés d’été, puis l’annonce d’une nouvelle diminution encore plus importante en octobre, de nombreuses questions se posent. Les salariés s’interrogent sur l’avenir du site, sur la charge de travail des prochains mois et sur la pérennité des activités à moyen et long terme. Ce manque de visibilité alimente les inquiétudes et renforce le besoin d’obtenir des réponses claires de la direction sur les perspectives du site.

La Cfdt sera pleinement mobilisée dans ces négociations et continuera à défendre une position simple : lorsque les salariés participent à l’effort collectif dans les périodes de forte activité, ils doivent également pouvoir compter sur la solidarité de l’entreprise lorsque la conjoncture se retourne.

Les salariés ont répondu présents pour l'entreprise. Aujourd'hui, l'entreprise doit répondre présente pour ses salariés.

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