Le Danemark leader européen de l’IA en entreprise, la France encore à la traîne

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Selon une étude publiée par Leadfeeder à partir de données Eurostat, le Danemark est le pays européen le plus avancé en matière d’adoption de l’intelligence artificielle (IA) dans les entreprises, devant la Finlande, la Lituanie, l’Estonie et les Pays-Bas. Près de 42 % des entreprises danoises utilisent déjà des technologies d’IA, contre une médiane de 18 % dans l’Union européenne.

Les pays nordiques et baltes tirent leur épingle du jeu grâce à une combinaison de forte maturité numérique, d’investissements dans les infrastructures, de compétences numériques élevées et d’une adoption rapide des technologies innovantes. La Lituanie, l’Estonie, mais aussi la Roumanie et la Serbie se distinguent particulièrement par leur dynamique de progression.

La position de la France

La France se classe au 14ᵉ rang sur 32 pays étudiés, avec un score de 47,56, devant l’Allemagne (16ᵉ). Si elle affiche une dynamique de croissance plus favorable que certains grands pays d’Europe occidentale, l’adoption de l’IA par les entreprises françaises reste insuffisante pour rejoindre le groupe des leaders européens. Selon Leadfeeder, les principaux freins concernent encore la diffusion des usages dans les entreprises et le niveau d’infrastructure numérique.

Cette position intermédiaire traduit un paradoxe : la France dispose d’un écosystème IA reconnu et d’investissements importants, mais peine encore à transformer cet avantage en déploiement massif dans le tissu économique.

La position et les conseils de la CFDT

La CFDT considère l’IA comme une opportunité de progrès, à condition que son déploiement soit anticipé, négocié et encadré socialement. Pour cela, elle recommande notamment d’intégrer systématiquement les projets d’IA dans le dialogue social, de former les salariés aux nouveaux outils et d’anticiper les évolutions des métiers, de garantir qu’aucune décision ayant un impact sur les salariés ne soit prise exclusivement par un algorithme, d’assurer la transparence des systèmes d’IA et des algorithmes utilisés, de permettre aux représentants du personnel d’exercer un droit d’information et d’expertise sur ces technologies, et de veiller à ce que l’IA améliore les conditions de travail et respecte les droits fondamentaux des salariés.

Pour la CFDT, l’enjeu n’est pas seulement d’accélérer l’adoption de l’IA, mais aussi de garantir que cette transformation numérique soit accompagnée, transparente et bénéfique pour les salariés comme pour la performance des entreprises.

Françoise Vast, élue Clermont-Ferrand

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