Semaine du développement durable : des efforts de Michelin à saluer, de nouveaux défis à relever !
Du 18 septembre au 8 octobre se tiennent les Semaines européennes du développement durable. C’est l’occasion de rappeler que l’avenir de nos emplois, de notre santé et de la planète sont intimement liés. Si la direction fixe des caps, c'est par notre engagement quotidien sur le terrain que la transition prendra tout son sens.
Un « développement durable » qui fait débat
Aujourd’hui la notion même de « développement durable » est bousculée. Peut-on réellement concilier une croissance économique continue avec la finitude des ressources de notre planète ? Pour beaucoup, le terme frôle parfois le greenwashing. Pour la Cfdt, l’enjeu chez Michelin n’est pas de verdir notre image, mais d’engager une véritable transformation écologique et sociale. Cela implique de viser une réelle sobriété énergétique et de placer l’humain au centre de la machine industrielle.
Michelin bouge
L’objectif d’intégrer 100 % de matériaux durables dans nos pneus d’ici 2050 et la création future du Centre des Matériaux Durables à Clermont-Ferrand sont de vrais signaux positifs. De même, les efforts pour réduire de 50 % les émissions de CO2 de nos usines d’ici 2030 prouvent que l’industrie peut évoluer. Ces ambitions industrielles protègent à la fois notre environnement et l’avenir de nos outils de production.
Ces avancées sont encourageantes, mais l’urgence climatique nous impose d’aller plus loin. Nous demandons à la direction de relever de nouveaux défis :
- Un dialogue social environnemental renforcé : Les représentants du personnel doivent être pleinement associés et consultés sur l’impact environnemental de chaque grand projet industriel.
- Vers une véritable sobriété : Aller plus loin dans l’éco-conception pour réduire à la source l’utilisation des ressources, avant même de penser au recyclage.
- Le soutien à la mobilité verte des salariés : Faciliter le covoiturage, recharger les véhicules électriques sur site sans surcoût et améliorer les forfaits mobilités durables pour les trajets domicile-travail.
- Le développement d’une culture d’entreprise de la robustesse et de l’intelligence managériale : La transition ne fonctionnera pas sous la pression d’indicateurs hors-sol. Nous souhaitons une organisation robuste, capable de résister aux crises sans épuiser les équipes. Cela passe par une véritable intelligence managériale, qui fait confiance à l’expertise des salariés, valorise l’autonomie et donne du sens au travail plutôt que de multiplier les contrôles.
Pour la Cfdt la transition écologique doit être juste, mesurable et démocratique. Elle ne se fera pas contre les salariés, ni par des directives descendantes. Face à l'urgence environnementale et aux discours d'inaction, les premiers experts du travail réel, ce sont les salariés, sur le terrain. La robustesse de Michelin ne viendra pas du contrôle, mais de la confiance, de l'émancipation et de l'intelligence collective des équipes.
Sandrine Le Guilloux, élue CSE Clermont-Ferrand
