Produits chimiques : nous sommes tous victimes de la dérégulation
Loi Duplomb pour la réintroduction de pesticides interdits, objectifs de la commission européenne de « simplification » visant l’autorisation de substances chimiques toxiques, sont autant d’initiatives où l’on voit clairement le lobby de l’industrie chimique à la manœuvre, sous prétexte de « compétitivité ».
En quoi serions-nous concernés chez Michelin par ces évolutions réglementaires ?
Il se trouve que l’entreprise repose sur l’activité de ses salariés. Et que pour que l’entreprise soit en bonne santé, il faut des salariés en bonne santé. Et également un environnement en bonne santé (concept de One Health). Il se trouve aussi que chez Michelin, une des valeurs cardinales est le respect des faits. Nos décisions sont fondées sur la science, autant que possible.
Or, dans le cas présent, l’ordre des médecins s’est exprimé contre la réintroduction de pesticides, en faisant le lien avec la santé humaine. Et les produits chimiques dont il est question sont bien toxiques, sans aucune équivoque.
Nous sommes donc dans un cas ou l’évolution de la réglementation se ferait à rebours des intérêts de notre entreprise, qui a besoin d’un environnement sain et de salariés en bonne santé.
Des questions émergent alors : pourquoi l’entreprise n’est-elle pas plus vocale sur le sujet ? Pourquoi Michelin ne s’oppose-t-il pas à l’évolution de ces réglementations ? Pourquoi ne faisons-nous pas pressions sur nos fournisseurs de produits chimiques, via nos services Achats, pour bloquer de telles dérégulations ?
La santé des salariés est au centre de la performance de l’entreprise. Protégeons-là.
Signé : un salarié Michelin
