Cyclistes à Ladoux : pourquoi autant d’accidents ?

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Bien que minoritaires dans les déplacements domicile‑travail, les cyclistes de Ladoux concentrent une part disproportionnée des accidents. Entre infrastructures inadaptées, culture de sécurité perfectible et comportements à risque plus fréquents chez les hommes, plusieurs facteurs expliquent cette surreprésentation.

La sécurité du site a présenté les résultats sur les accidents (bénins sans arrêt de travail, avec arrêt de travail). La fréquence des accidents concernant les salariés venant en vélo est très importante comparée à ceux venant en voiture. A cela plusieurs causes. Les infrastructures routières conçues pour les voitures, ne sont toujours pas adaptées. Néanmoins la sécurité a pu donner des nouvelles intéressantes de la communauté d’agglomération comme la sécurisation de la piste cyclable de Ménétrol, la création de voix dédiées pour aller à la gare de Gerzat, un aménagement du pont enjambant l’autoroute qui devrait améliorer la situation.

Selon la direction et c’est probablement exact, la culture de la sécurité pour les cyclistes n’est pas aussi poussée que celle des motards. Rappelons que le port du casque, d’un gilet réfléchissant, avoir un vélo muni de catadioptres, même si cela n’est pas obligatoire, est un minimum. Un accident peut générer des blessures et des séquelles parfois graves, les équipements de sécurité doivent être systématiquement installés ou portés.

 ABJ : Accidents bénin du trajet /AJSA : Accidents de trajet sans arrêt /AJAA : Accidents de trajet avec arrêt

Sur ce point, il est également bon de rappeler quelques éléments culturels. En 2023 les hommes représentaient 78% des tués sur la route et dans 8 cas sur 10, ce sont eux qui en sont responsables. Le nombre d’infractions est plus importantes chez les hommes que chez les femmes car les hommes prennent plus de risques sur la route (excès de vitesse, alcool ou drogue au volant, non-respect des feux…). Le lien réel entre la voiture, l’agressivité et le genre n’est plus à démontrer. Et il est opposé à un préjugé sexiste encore trop présent. Les sociologues spécialisés sur le sujet soulignent la différence de comportement dans la prise des risques. Ces faits démontrent que malgré des progrès importants accomplis depuis 50 ans, par une prise de conscience collective et individuelle de la réalité, en adoptant des comportements moins risqués, plus responsables, il est encore possible d’augmenter la sécurité sur les routes, et ce, quel que soit le moyen choisi.

Les chiffres le montrent : améliorer la sécurité des cyclistes nécessite à la fois des infrastructures adaptées, des équipements systématiquement portés et une évolution des comportements. Les progrès récents annoncés par la collectivité vont dans le bon sens, mais chacun peut contribuer à faire reculer les accidents en adoptant une conduite plus prudente, quel que soit le mode de transport choisi.

 

Chris Boyer, élu Cfdt

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