Journée du 8 mars : l’égalité ne se décrète pas, elle se construit avec des moyens
Chaque année, le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes, une date consacrée dans le monde entier pour rappeler les avancées, les luttes encore en cours et la nécessité d’agir pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes.
En 2026, le thème international défini par « ONU Femmes » est : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles. »
Ce thème rappelle que, malgré les progrès, les femmes ne bénéficient encore que de 64 % des droits juridiques des hommes à l’échelle mondiale, et qu’il faudrait 286 ans pour combler ces écarts si rien ne change. https://www.unwomen.org/fr/rejoignez-nous/journee-internationale-des-femmes
Le 8 mars est un RDV essentiel pour les entreprises car le monde du travail demeure un lieu où persistent des écarts importants :
- 15 à 20 % d’écart salarial en moyenne entre les femmes et les hommes.
- Seules 20 % des entreprises sont dirigées par des femmes.
- 80 % du travail domestique reste assumé par les femmes, affectant leur disponibilité et leurs trajectoires professionnelles.
Quels enjeux prioritaires en entreprise aujourd’hui ?
Aujourd’hui en entreprise desécarts salariaux persistent à compétences et responsabilités égales.
L’accès des femmes aux postes de direction reste limité malgré leur présence massive dans les entreprises. Former les managers, valoriser les parcours féminins et lutter contre les biais est essentiel.
Mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle reste essentiel ; les femmes restent fortement impactées par la charge mentale et les contraintes familiales, influençant leur évolution de carrière.
Enfin continuer la lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail est nécessaire. Des actions de prévention, de formation et une politique de tolérance zéro doivent être intégrées dans toute stratégie RH.
Chez Michelin les chiffres de l’INED ainsi que l’index d’égalité femmes/hommes montrent de réels efforts » mais ces avancées « ne suffisent pas » tant que des obstacles structurels persistent dans les parcours professionnels des femmes. De même des pratiques managériales encore « hétérogènes » et des écarts liés notamment à la parentalité subsistent. De même les thématiques liées à la santé des femmes ne sont que très peu pris en compte aujourd’hui.
On peut citer quelques exemples de recommandations concrètes :
- encourager la participation des futurs pères aux rendez‑vous médicaux,
- améliorer les politiques de retour de congé maternité,
- adapter les horaires de réunions,
- continuer à sensibiliser aux stéréotypes de genre,
- entériner dans un accord des moyens concernant les besoins spécifiques des femmes en termes de santé,
- etc
Michelin travaille déjà sur certains de ces axes, par exemple, un groupe de travail sur la periménopause a été créé, mais tout reste à construire et il ne faut pas négliger les moyens nécessaires pour que les idées se concrétisent.
Parce que les femmes de l’entreprise n’attendront 286 ans pour bénéficier des mêmes droits que les hommes. Nous insistons sur la nécessité de la prise en compte concrète de la parentalité dans l’organisation du travail, d’une tolérance zéro vis‑à‑vis des comportements sexistes et des moyens suffisants pour faire progresser l’égalité toute l’année. L’égalité n’est pas un objectif lointain : c’est une obligation, et c’est maintenant
Les élus Cfdt
