Michelin : Solidarité transfrontalière contre les coupes sombres dans les sites allemands

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Depuis fin septembre, la direction de Michelin est en discussion avec l’IGBCE et les comités d’entreprise allemands de ses usines au sujet des mesures envisagées susceptibles de réduire la pression concurrentielle et les coûts élevés en Allemagne. Les salariés des sites de Karlsruhe, Trèves et Homburg ont déjà été informés que la fermeture complète de deux usines et la fermeture partielle d’une troisième étaient envisagées.

Les comités d’entreprise et l’IGBCE estiment que cette mesure est disproportionnée et injustifiée. La part des coûts de personnel dans la production de pneus s’élève à environ 10% et les coûts d’électricité ne sont pas non plus un poste tel qu’il puisse remettre en question des usines fonctionnelles et hautement efficaces.
Nous avons adressé une liste de plus de 200 questions à la direction française ainsi qu’aux directions allemandes afin qu’elles nous donnent une justification de leurs mesures prévues. Une telle coupe sombre dans l’un des marchés automobiles les plus importants d’Europe, et donc de demande de pneus, est tout simplement insensée.

Un échange intensif avec nos collègues français de la FCE-CFDT, qui organisent le secteur du caoutchouc en France, a révélé que la production était également réduite en France et que même l’usine polonaise de Michelin fabriquait moins de pneus.

La FCE-CFDT française et l’IGBCE allemande sont profondément alarmées par la réduction des volumes de production dans les sites d’Europe occidentale en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne et sur l’extension des sites d’Europe de l’Est.
Pendant de nombreuses décennies, les salariés de nos pays ont garanti les bénéfices du groupe grâce à leur travail hautement motivé et qualifié, et il est maintenant question de se débarrasser d’eux pour des raisons futiles ? Où se trouvent donc les acheteurs qui doivent acheter les pneus de rechange, si ce n’est dans nos pays ?
Nous ne nous accommoderons pas des décisions redoutées. La manière de communiquer n’est pas non plus acceptable, alors que le comité d’entreprise européen de Michelin n’a jusqu’à présent pas été informé ni consulté, ce qui, selon le droit emopéen en vigueur, doit en principe être fait en premier lieu.

Nous saisirons l’occasion des prochaines réunions du comité d’entreprise européen pour débattre en détail de la stratégie future de Michelin. Nous demandons à Michelin d’opposer des concepts intelligents à la pression de la concurrence et de ne pas laisser prématurément le champ libre en réduisant inutilement sa production. En outre, nous exigeons un concept global de Michelin qui garantisse la production dans tous les pays européens et qui cesse de dresser certains sites contre d’autres.

Nous sommes solidaires et nous nous battrons pour les droits et l’avenir de nos collègues !

IGBCE Branche Caoutchouc – FCE-CFDT Branche Caoutchouc

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